La médiumnité dévoilée

Livre à venir

• le succès des témoignages de médiums parus aux Presses du Chatelet : Allison Dubois, Rosemary Altea, Michèle Decker, Maud Kristen…
• un témoignage optimiste, qui redonnera confiance et espérance aux personnes ayant perdu un être cher : nos proches ne meurent jamais, ils sont toujours la pour veiller sur nous
ce temoignage s’est vendu de plus de 50.000 exemplaires, toutes Éditions confondues


Verso Livre "Ce que les morts nous disent"

"CE QUE LES MORTS NOUS DISENT" Pour le psychiatre, il n’y a pas de différence entre vision et hallucination.
Toutes les deux sont, pour lui, « sans objet ». Scientifiques faites à ces propos… Une seule différence est notable entre vision et hallucination : la première se situe dans un cadre général, hors de la maladie, alors que la seconde définit un trouble, une « psychose hallucinatoire » qui doit être traitée, dès lors qu’elle gêne celui qui en est la victime.

Reynald Roussel n’est donc pas le seul à voir des êtres d’outre-monde. Mais, étant habitué à leur présence, il en arrive à des nuances : quand ces entités se mêlent aux humains, il sait les reconnaître. Comment fait-il ? Sa réponse est éloquente : il sait que ce ne sont pas des êtres vivants. Curieusement, ce mot est le même que celui de Thérèse d’Avila, interrogée par son confesseur sur sa vision : « Qui vous dit que c’est Jésus-Christ ? demande le prêtre. » -

« Il me le dit lui-même. Mais avant qu’il me le dise, l’entendement en moi le sait déjà ». Ce type d’échange est révélateur : la vision est avant tout un « savoir ». Certes, elle se présente comme une perception sensorielle (sans objet), mais le sujet concerné, dès lors qu’il est un tant soit peu lucide, fait parfaitement la différence avec le quotidien, le matériel. Certes, le psychiatre verra dans ce dialogue un signe essentiel : le sujet sain d’esprit garde la tête froide, comme Thérèse, et peut décrire par le menu son sentiment ; le malade psychotique, lui, ne décrit rien : il voit des bananes courir le long des plinthes ; plus encore, il hurle parce que celles-ci le menacent et veulent le dévorer. Ce delirium tremens, alliant confusion mentale et hallucination, est le degré extrême des visions. D’autres patients, moins gravement atteints, peuvent décrire leurs visions sans toutefois prendre un vrai recul avec elles, témoin ce patient schizophrène qui me répondait froidement, quand je lui demandais où il voyait le Christ : « À côté de vous, là, assis au bord du lit. »
Ainsi la vision et l’hallucination ont une parenté : leur mécanisme intime. Elles sont l’émergence d’un contenu inconscient qui se « plaque » sur la réalité extérieure.

Les psychanalystes disent que nous « projetons » ainsi ce que nous ne pouvons accepter au-dedans de nous. Il serait plus juste, pour englober les visions dans ce processus, de souligner une caractéristique de notre inconscient : ignorer les délimitations entre « intérieur » et « extérieur ». Si nous demandons à un patient (ou à un visionnaire) de préciser (en décimètres ou en centimètres) où il voit l’entité, il se troublera et ne pourra rien répondre : c’est « là », « à ce niveau », mais nous n’aurons guère plus d’informations, car la vision ne se situe pas dans le même monde que le matériel, elle n’a pas les mêmes références et n’obéit pas aux règles de la perspective géométrique. D’ailleurs, certaines visions diminuent de taille en s’approchant.

Reynald voit-il de réels défunts, ou n’est-ce qu’hallucinations ? L’hallucination est un trouble grave, souvent angoissant ; il faut donc la faire cesser, sous peine d’entretenir la folie. Les visions de Reynald sont, à l’inverse, parfaitement calmes, « normales » en tous points.
Elles lui apportent un savoir, une connaissance dont il ignorait tout. Ainsi, tout enfant, Reynald voit trois personnes qui, à table, n’ont pas d’assiette, il les décrit si précisément que sa grand-mère les identifie sans peine.

Les morts peuvent-ils se manifester aux vivants ? Avons-nous des preuves scientifiques que l’au-delà existe ? La mort est un grand problème, même – et surtout – pour la médecine.

Copyright Les Presses du chatelet 2008

 

nouvelle édition